Ses Compagnons

Il avait choisi des dames réputées pour leurs savoirs et les avait responsabilisé dans les différents foyers religieux.

Et parmi ces femmes, se distinguaient Marême Kounta à St-Louis, la dame Niania Samb du Cajoor ( d'après certaines sources et la vertueuse Sokhna Astou Kane du Saalum (Kaolack).

Ces daaras étaient essentiellement peuplées de jeunes femmes en quête de savoir, et l'enseignement portait sur les préceptes religieux de la charia, de la Sunnah Mouhamediene et de l'éducation civique et morale.

Ce fait illustrateur rappelle l'option qu'avait déjà pris le prophète quant à l'émancipation de la femme, en donnant à ses épouses (Aicha fille de Aboubakar) et (hafsa fille de omar) l'opportunité d'instruire leurs compatriotes.

Ayant toutes les deux, un goût relevé pour les lettres, elles furent d'excellentes professeurs réputées pour leur compétence et avaient véritablement charmé leur entourage.

Mouhamed et ses épouses avaient donc ensemble instauré un système d'éducation approprié permettant à la couche arabe analphabète, du coté des dames plus précisément, d'être pétrie de savoir.

Mais Khalifa Ababacar Sy était aussi un formateur hors pair. Pépinière d'un grand nombre d'hommes de culture arabe comme Serigne Saliou Sarr, Serigne Abass Sall, Serigne Makhtar Babou, Serigne Madior Cissé, qui ont tous reçu le Wird des mains du Cheikh, Mbaye s'illustrait comme une véritable université du savoir et de mille vertus qui avait fait hériter à ses hommes à lui, toutes ses qualités de sagesse. Homme respectueux et pétri de qualités humaines, l'héritier de Maodo sensible à la souffrance du petit peuple avait toujours excité la commisération et l'esprit de dépassement (jelelé). Il fut un excellent rassembleur et sut s'affirmer combatif pour l'unité, l'intérêt et la survie de la communauté musulmane.
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