Diplomatie

Il fit quelques ouvertures diplomatiques

avec l�administration coloniale à l�époque,

dirigée tour à tour par les

gouverneurs Jules Cardes & Dirat (intérim) de (1923-1930),

Brévié (03 oct 1930-1936), Coppel (1936-1940) et Vincent Auriol,

président de la république française des années 50.

Cette ouverture au plan politico- diplomatique lui

valut plusieurs titres et distinctions comme la cravate

du commandeur de la légion d�honneur, celle du bénin� .

En plus, ses relations avec les hommes politiques sénégalais

sont à évoquer aussi dans la mesure où Lamine Gueye

chef du parti socialiste(PSS) rebaptisé plus tard SFIO et Léopold Sédar Senghor du bloc

démocratique sénégalais(BDS) eurent à solliciter à plusieurs reprises son concourt pour

des postes stratégiques âprement disputés par les deux camps. Et lors des élections

parlementaires tenues au palais Bourbon en France et ayant opposé les deux fils du pays,

l�histoire nous apprend que le Khalif avait remarquablement soutenu la candidature de

Léopold et le fit triompher avec une grande facilité.

Selon le Cheikh, Senghor avait le meilleur profil et son honnêteté l�a simplement conduit à

la victoire.
A ce propos, Serigne Babacar le khalife ira même plus loin en ajoutant à ses propos :

« si le contraire devait se produire, toutes les feuilles des arbres seraient transformées

en cartes électorales en faveur de mon candidat� ».

Sa connaissance ésotérique fit de Serigne « Mbaye » Sy un érudit doté d�une dimension

spirituelle très redouté par ses pairs, seuls capables de pouvoir témoigner du degré de ses

austérités. Ces dons faisaient du marabout aussi un homme très respecté qui ne cessait

d�offrir avec générosité sa bénédiction à la population qui aimait tant solliciter ses prières.

Versé dans la diplomatie, l�homme au bonnet carré renommé pour son patriotisme avait

immensément contribué à la réussite politique du Sénégal face à l�occupation étrangère

et avait apporté à sa manière son « helping hand » à beaucoup d�intellectuels noirs

étrangers vivants sur nos sols et en dehors même du territoire national. Parallèlement à

son action émérite, le khalife était un grand réformateur. Il incarnait toute idée moderne

et fut l�un des premiers à révolutionner certains daaras implantés dans les grandes

maisons religieuses de Tivaouane, Kaolack, et un peu partout au Sénégal.


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Étant l�un des lieutenants les plus incontestés

de Cheikh Seydil Hadji Malick Sy, le jeune érudit

gagnait un respect considérable dans l�entourage

du Cheikh où étaient recensés les oulémas les plus

cotés de la Tarikha Tidjane, réputés pour leurs vastes

connaissances. Et en s�illustrant comme étant un éminent

responsable au sein de la branche Tidianya, Ababacar Sy avait

l�unique préoccupation de servir son père. Il était attentif à ses conseils et exécutait tout

ordre reçu de lui. Ce contact fructueux lui avait d�ailleurs permis d�être l�un de ses

confidents clés qui bénéficiait de sa confiance et avait reçu de lui les plus beaux parts de

récompenses jamais attribuées à un disciple. Mais à l�âge de trente deux ans, une solide

formation spirituelle de rythme et de rigueur lui avait été destinée. Le jeune Ababacar

devait être préparé psychologiquement par son père pour affronter les plus dures réalités

de la vie. C�est ainsi qu�il fut initié au trône successoral du khilafat sur une durée de sept

ans ( 1915-1922 ) et devait faire la navette entre Tivaouane et Rufisque pour y recevoir

les plus grands secrets de la Tarikha Tidjane . Et durant cette période de septennat

l�érudit trentenaire devait recevoir une éducation modèle de soufisme pour pouvoir hériter

de son père six grandes qualités qui lui avait permis d�être le Khalifa de Cheikhou Omar

Foutiyou Tall.

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